Le rêveur de corps.
Les rives mordorées des prunelles
Pleines d'extase, à mon pupitre de cancre
Sur lequel s'évapore la volupté accidentelle.
Sensuelle, belle même lorsque le rimmel coule de ses ailes bordant
l'éclipse de ses iris cristallisés. Je danse, j'avance, je feins de ne
rien voir et continue d'inventer des sortilèges le long de sa peau de
granit, où je calligraphie des runes au mystère enchanteur. Le long des
coteaux nus de sable, à peine revêtu de rochers, j'escarpe un dénivelé
et je m'égare le long d'une courbe nonchalante qui s'émeut avec
tendresse sous le soleil badin. La moue de ses lèvres coquelicot évoque
le supplice charmeur des bouderies qu'elle pourrait m'infliger.
J'enlace son buste lactescent, au port altier, et je contemple le
silence d'un soupir. Un dégradé de flammes s’érige, tout contre son
sein palpitant où se love le désir électrique et instable. Là, un bras
à la splendeur laiteuse qui se relève. Ici, une cuisse dentelée de
résille invisible que surplombe un triangle au mont interdit.
J'esquisse enfin quelques entrelacs évasifs pour ne devenir qu'un
simple créateur. Un simple rêveur de corps, gardien de statues
inanimées.
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Sur le thème du corps pour un appel à texte...